4 février 2026 9 minutes

Prix de la RAM en hausse : comment optimiser les coûts de votre infrastructure ?

La mémoire vive connaît une flambée historique (+172% en 2025).

Découvrez les scénarios concrets pour maîtriser vos coûts on-premise et cloud avec l’expertise DevOps de Hello Pomelo.

📌En bref : ce qu’il faut retenir

    • Les prix de la DRAM ont augmenté de +172% depuis début 2025, avec une poursuite attendue jusqu’en 2027
    • La cause principale : la demande explosive des data centers IA qui accaparent la production mondiale
    • Impact direct sur les infrastructures on-premise (serveurs, postes) et cloud (tarifs des instances)
    • Trois leviers d’optimisation : migration cloud, FinOps et audit d’infrastructure
    • Hello Pomelo accompagne les entreprises pour transformer cette contrainte en opportunité d’optimisation

 

Pourquoi le prix de la RAM explose en 2025-2026 ?

Le marché de la mémoire vive traverse une crise sans précédent. Depuis le début de l’année 2025, les prix de la DRAM ont connu une hausse spectaculaire qui impacte l’ensemble de l’écosystème IT : des postes de travail aux serveurs, en passant par les infrastructures cloud.

    • +172% – Hausse du prix de la DRAM depuis janvier 2025
    • 2-3 sem. – Stock disponible chez les fabricants (vs 2-3 mois habituellement)
    • 70% – Taux de satisfaction des commandes (vs 100% en temps normal)
    • 2027 – Date estimée de normalisation du marché

L’intelligence artificielle, principale responsable

La cause majeure de cette pénurie tient en deux mots : intelligence artificielle. Les géants technologiques (Microsoft, NVIDIA, Meta, Amazon, Google, OpenAI) déploient massivement leurs infrastructures d’IA, absorbant une part colossale de la production mondiale de DRAM.

Les fabricants de mémoire (Samsung, SK Hynix, Micron) ont réorganisé leurs lignes de production pour répondre à cette demande. Ils privilégient désormais la mémoire HBM (High Bandwidth Memory), bien plus rentable pour le secteur de l’IA, au détriment de la DDR5 et DDR4 destinées aux entreprises et au grand public.

⚠️ Signal d’alerte

En décembre 2025, Crucial (filiale de Micron) a annoncé la cessation de ses activités grand public. C’est la première victime directe de cette explosion des prix. D’autres acteurs pourraient suivre, réduisant encore l’offre disponible.

 

Une tension structurelle, pas conjoncturelle

Contrairement aux pénuries passées (GPU pendant la crise COVID), cette situation s’inscrit dans la durée. Les analystes de TrendForce et IDC anticipent une poursuite de la hausse au moins jusqu’au premier trimestre 2026, avec un pic tarifaire attendu mi-2026. Un retour progressif à la normale n’est envisagé qu’à partir de 2027.

Trois fabricants (Samsung, SK Hynix, Micron) contrôlent plus de 95% de la production mondiale de DRAM. Cette concentration limite les capacités d’ajustement rapide face à une demande qui explose.

 

Quel impact sur les infrastructures on-premise ?

Pour les entreprises qui gèrent leurs propres infrastructures, l’impact est triple : augmentation du coût des serveurs, allongement des délais de livraison et nécessité de repenser les stratégies de renouvellement.

Le coût des serveurs en forte hausse

La mémoire représente 15 à 18% du coût total d’un serveur. Quand ce poste grimpe de 100 à 200%, l’équation financière change radicalement. Dell et Lenovo ont déjà annoncé des hausses de 15 à 20% sur leurs machines pour le premier trimestre 2026.

Pour donner un ordre d’idée concret : début 2026, une barrette de mémoire serveur de 256 Go se négocie autour de 5 700 dollars. Les budgets IT prévisionnels établis en 2024 sont aujourd’hui caducs.

💡 Bon à savoir

Les modules DDR4, bien que technologiquement plus anciens, ne sont pas épargnés. Leur production diminue au profit de la DDR5, ce qui crée une rareté artificielle et des hausses allant jusqu’à +300% sur certaines références.

Revoir sa stratégie de renouvellement

Face à cette situation, plusieurs options s’offrent aux DSI. La première consiste à anticiper les achats prévus avant de nouvelles hausses. La seconde, plus stratégique, implique de réévaluer le maintien d’infrastructures on-premise versus une migration partielle ou totale vers le cloud.

L’allongement de la durée de vie des équipements existants peut sembler tentant, mais attention aux coûts cachés : maintenance accrue, consommation énergétique supérieure, performances dégradées. Un audit précis permet de trancher.

Quel impact sur les coûts cloud ?

Si vous pensiez que le cloud vous mettrait à l’abri de cette hausse, détrompez-vous. Les fournisseurs cloud (AWS, Azure, GCP) achètent eux aussi leur mémoire auprès des mêmes fabricants. La répercussion sur les tarifs des instances est inévitable.

Des hausses de tarifs à prévoir

Les instances cloud à forte consommation mémoire (bases de données, applications in-memory, caches distribués) seront les premières touchées. Les analystes anticipent des ajustements tarifaires chez les principaux cloud providers courant 2026.

Pour les entreprises déjà dans le cloud, l’enjeu n’est plus seulement de migrer, mais d’optimiser. C’est là qu’intervient la discipline FinOps : maîtriser et optimiser les dépenses cloud en continu.

Le cloud reste pertinent, à condition d’optimiser

Malgré ces hausses, le modèle cloud conserve des avantages structurels. L’élasticité permet d’ajuster les ressources au besoin réel, sans surinvestissement. Le passage d’un modèle CapEx (investissement) à OpEx (exploitation) offre plus de flexibilité budgétaire.

L’enjeu : passer d’une logique de consommation passive à une gestion active et optimisée. C’est précisément le cœur de métier des équipes DevOps et FinOps.

 

3 scénarios pour optimiser les coûts de votre infrastructure

Face à cette nouvelle donne, trois approches complémentaires permettent de transformer la contrainte en opportunité d’optimisation. Hello Pomelo accompagne les entreprises sur chacun de ces leviers.

1. Migration cloud : rationaliser son infrastructure

Plutôt que d’investir dans du matériel coûteux, la migration cloud permet de transformer des coûts fixes en coûts variables, ajustables selon l’activité réelle de l’entreprise.

  • Évaluation précise du parc existant et des workloads à migrer
  • Définition d’une stratégie cloud adaptée (public, privé, hybride)
  • Dimensionnement optimal des instances pour éviter le surprovisionnement
  • Accompagnement à la migration avec méthodologie éprouvée
  • Réduction potentielle de 20 à 40% des coûts d’infrastructure

 

2. FinOps : maîtriser ses dépenses cloud

Pour les entreprises déjà dans le cloud, la discipline FinOps permet d’identifier les gaspillages et d’optimiser chaque euro dépensé, sans impacter la performance.

  • Audit complet des ressources cloud et identification des ressources sous-utilisées
  • Mise en place de politiques de rightsizing automatisé
  • Optimisation des réservations et Savings Plans
  • Tableaux de bord de suivi des coûts par équipe/projet
  • Économies constatées de 15 à 35% sur la facture cloud

 

3. Audit d’infrastructure : décider en connaissance de cause

Avant toute décision d’investissement ou de migration, un audit objectif permet de cartographier l’existant, d’identifier les axes d’amélioration et de construire une feuille de route réaliste.

  • Inventaire exhaustif du parc matériel et logiciel
  • Analyse des performances et de l’utilisation réelle des ressources
  • Évaluation de la dette technique et des risques
  • Recommandations chiffrées : maintien, évolution ou migration
  • Plan d’action priorisé avec estimation des gains

 

✅ Notre approche

Ces trois scénarios ne s’excluent pas mutuellement. Souvent, un audit initial permet de définir la bonne combinaison entre maintien d’une partie de l’infrastructure on-premise, migration cloud ciblée et mise en place d’une gouvernance FinOps. L’objectif : une infrastructure alignée sur vos besoins réels et vos contraintes budgétaires.

 

Hello Pomelo, votre partenaire DevOps pour maîtriser vos coûts

La business unit DevOps de Hello Pomelo accompagne les entreprises dans l’optimisation de leurs infrastructures depuis plusieurs années. Notre équipe d’experts certifiés (AWS, Azure, GCP, Kubernetes) intervient sur l’ensemble du cycle de vie de vos infrastructures.

Face à la crise actuelle des prix de la mémoire, nous avons structuré une offre complète pour aider nos clients à naviguer cette période de turbulence. Notre approche combine expertise technique, vision économique et pragmatisme opérationnel.

Nos engagements

Chaque mission débute par une phase d’écoute et d’analyse pour comprendre vos enjeux spécifiques. Nous ne vendons pas de solutions toutes faites, mais des recommandations adaptées à votre contexte, votre budget et vos objectifs.

Nos consultants interviennent en mode projet ou en régie, selon vos besoins. Nous travaillons en transparence totale, avec des livrables documentés et un transfert de compétences systématique.

Découvrez l’ensemble de nos expertises DevOps ou consultez nos cas clients pour voir comment nous avons accompagné des entreprises similaires à la vôtre.

 

Questions fréquentes

Q. La hausse des prix de la RAM va-t-elle durer longtemps ?

R. Les analystes anticipent une poursuite des tensions jusqu’au premier semestre 2026, avec un retour progressif à la normale envisagé vers 2027. La demande en infrastructures IA continue de croître et les capacités de production ne suivent pas encore.

Q. Faut-il anticiper ses achats de matériel ?

R. Pour les besoins identifiés et incontournables, oui. Les prix actuels, bien qu’élevés, risquent d’augmenter encore. En revanche, c’est aussi l’occasion de réévaluer certains projets et d’envisager des alternatives cloud plutôt que des investissements matériels.

Q. Le cloud est-il vraiment moins cher que le on-premise ?

R. La réponse dépend de votre contexte. Pour des workloads variables ou en croissance, le cloud offre une flexibilité financière précieuse. Pour des charges stables et prévisibles, le on-premise peut rester compétitif. Un audit permet de trancher objectivement.

Q. Qu’est-ce que le FinOps et comment cela peut m’aider ?

R. Le FinOps est une discipline qui combine pratiques financières et techniques pour optimiser les dépenses cloud. Concrètement, il s’agit d’identifier les ressources sous-utilisées, d’optimiser les engagements tarifaires et de responsabiliser les équipes sur leurs consommations. Les économies constatées vont généralement de 15 à 35%.

Q. Par où commencer pour optimiser mon infrastructure ?

R. Nous recommandons de démarrer par un audit qui permet de cartographier l’existant et d’identifier les quick wins. Cette analyse objective sert ensuite de base pour définir une stratégie d’optimisation adaptée : migration, FinOps, modernisation ou combinaison des trois.

 

Transformez la contrainte en opportunité

Nos experts DevOps sont disponibles pour analyser votre situation et vous proposer des pistes d’optimisation concrètes. Premier échange sans engagement.

Nous contacter